LE BLOG

LE BLOG

Lappland Pro Natur AB., västra Gafsele 144, 91991 Åsele (Suède)
Org. number: 556560-9475
Tel : 0046.738.22.94.82
Email: info@lpn.nu

Archives

  • Philosophie du Catch and Release.

    7 novembre 2014

    Le fait de tuer les poissons les plus petits et de relâcher les plus gros spécimens peut sembler un concept étonnant pour certaines personnes.

    Lorsqu’un poisson (ou tout organisme vivant) atteint une taille supérieure à la moyenne, cela signifie qu’il a exploité de façon optimale son environnement, à tous points de vue. Cela implique :

    - Stratégie et comportement alimentaire (à la fois instinctif et appris) et capacité du poisson à extraire la valeur nutritionnelle maximale (besoins en termes d’énergie et de croissance) de cette alimentation, cette aptitude étant génétique.

    - Lutte contre les prédateurs. Le poisson doit constamment éviter les prédateurs, ce qui résulte à la fois de l’instinct (donc de la génétique) et de l’apprentissage.

    - Minimisation de l’exposition aux conditions environnementales non optimales. Plus le poisson passe de temps dans des conditions environnementales optimales, plus il se développera de façon rapide et saine (atteignant finalement sa taille maximale). Une fois de plus, le poisson fait preuve d’un comportement à la fois instinctif et appris pour rechercher les conditions optimales en termes de température de l’eau, de salinité de l’eau, de disponibilité de nourriture, d’absence de prédateurs, etc.

    Un gros poisson est la preuve vivante qu’il maîtrise son milieu, ayant trouvé la formule parfaite pour son environnement. Cependant, même si tous les poissons pouvaient exploiter de façon optimale leur environnement, ils n’atteindraient pas tous nécessairement la catégorie de trophée. Pour parvenir à cette taille, le poisson doit posséder les gènes qui le conduisent non seulement à faire le meilleur usage de son environnement, mais aussi qui lui permettent d’atteindre de grandes proportions. Il est intéressant de savoir que selon les chercheurs, le comportement appris peut être transmis aux générations suivantes sous forme d’instinct.

    Un éleveur ne tue jamais les meilleurs exemplaires de son cheptel ; il n’abat jamais ses taureaux primés, pourquoi cela devrait-il être différent pour les poissons ?

    Dans la nature, quelle que soit l’espèce, le taux de mortalité le plus élevé est toujours observé à la base de la pyramide de la population, c’est-à-dire que les poissons les plus petits ou les plus jeunes meurent davantage que les plus gros ou les plus vieux. Si l’on décide de tuer des poissons, il est donc plus conforme à la vie naturelle de tuer les poissons les plus petits.

    Les gros poissons produisent non seulement plus d’œufs (dans certains cas de façon exponentielle), mais sont également de meilleurs reproducteurs. De nombreuses espèces de poisson de mer forment des groupes de frai dans la mer à l’époque de la reproduction, lorsqu’ils sont très sensibles aux prédateurs, notamment aux requins. Lorsqu’un poisson atteint une grande taille, cela signifie qu’il a frayé de nombreuses fois et qu’il favorise directement le renouvellement des ressources, non seulement pour le nombre de jeunes poissons qu’il produit, mais aussi pour les formules génétiques précieuses qu’il transmet aux jeunes exemplaires.

    De plus, les gros poissons sont généralement moins bons sur le plan gastronomique, en raison de la consistance de leur chair et/ou de l’abondance de parasites.

    Dans la mesure du possible, nous essayons d’orienter notre consommation de poisson sur les espèces à croissance plus rapide. Plus un organisme se développe lentement, plus il est exposé à une surexploitation, puisque les adultes mettent plus de temps à parvenir à maturité.